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Une toux chronique et persistante, avez-vous pensé à l’angiostrongylose pulmonaire ?

Une toux chronique et persistante, avez-vous pensé à l’angiostrongylose pulmonaire ?

L’angiostrongylose pulmonaire, une maladie dont la cause est parasitaire L’angiostrongylose pulmonaire est une maladie parasitaire présente aux Etats-Unis depuis longtemps et qui semble s’étendre en Europe, chez le renard et le chien (notamment chez le Cavalier King Charles qui est gourmand et n’hésite pas à manger tout ce qui se trouve sur le sol). Le […]

L’angiostrongylose pulmonaire, une maladie dont la cause est parasitaire

L’angiostrongylose pulmonaire est une maladie parasitaire présente aux Etats-Unis depuis longtemps et qui semble s’étendre en Europe, chez le renard et le chien (notamment chez le Cavalier King Charles qui est gourmand et n’hésite pas à manger tout ce qui se trouve sur le sol).

Le parasite en cause, angiostrongylus vasorum, est un ver qui vit dans le cœur et les vaisseaux. Il est capable de menacer gravement la santé du chien si on ne réagit pas à temps.

C’est un parasite qui passe par les limaces et les escargots.

Le chien se contamine en ingérant des limaces, des escargots ou même des grenouilles hébergeant des larves du parasite (les larves sont aussi parfois absorbées directement car elles peuvent survivre dans l’eau ou l’herbe mouillée).

Une fois arrivées dans l’intestin du chien, les larves effectuent une longue migration pour finalement se fixer dans le ventricule droit et les artères pulmonaires, où elles se transforment en vers adultes. La reproduction produit des œufs puis des larves qui pénètrent dans les poumons. Ces larves sont soit expulsées par la toux, soit éliminées dans les selles, dans lesquelles elles peuvent survivre quelques jours. Un chien infesté peut excréter des larves pendant plusieurs années. Il est donc un réservoir majeur de l’infestation.

Des troubles respiratoires mais pas seulement

Toux, difficultés respiratoires, intolérance à l’effort, insuffisance cardiaque droite… Ces signes sont la conséquence logique de la présence des parasites dans le cœur et l’appareil respiratoire. Ils sont présents dans au moins 60 % des cas.

La maladie peut aussi se manifester sous des formes très différentes, allant de symptômes très généraux (diarrhées, vomissements, perte d’appétit…) à la mort subite. L’angiostrongylose pulmonaire peut entraîner une morbidité et une mortalité importantes.

Des troubles nerveux sont parfois observés : convulsions évoquant une crise d’épilepsie, trouble de l’équilibre, paralysie des membres… Ces symptômes seraient dus à des hémorragies survenant dans le système nerveux central et la moelle épinière. Les parasites perturbent en effet la coagulation sanguine.

Les races à risque incluent les chiens de chasse mais aussi l’épagneul Cavalier King Charles et le Bull terrier du Staffordshire.

La présence de difficultés respiratoires, de signes nerveux et/ou de troubles hémorragiques chez les jeunes chiens doit faire penser à une éventuelle angiostrongylose pulmonaire.

La prévention avant tout !

Il est difficile d’empêcher l’apparition de l’angiostrongylose pulmonaire dans les zones infestées, sauf à réussir à empêcher tout contact entre les chiens et les hôtes intermédiaires, escargots et limaces !

La seule mesure de prévention vraiment efficace consiste à réaliser régulièrement des examens coproscopiques pour dépister l’angiotrongylose dès son apparition. Cette parasitose serait sous diagnostiquée.

Cet article est extrait du magazine Lignées élevage.

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